Vie censurée - partie1

Publié le par bambino

Un mot sort, un autre le suit, ainsi de suite. Mais ce qui les lignent entre eux, c’est une pensée, un désir, un sentiment divin, ou, une sensation de rancune.

Certes les mots sont si impuissants devant la grandeur et l’immensité de notre univers interne. Mais La Langue demeure si, pauvre, sèche, est ambiguë, qu’elle arrive à encapsuler nos pensées et censurer notre imagination.

Il ne trouve jamais les mots pour exprimer ce qu’il pense, ses idées dépassent l’imagination et le rêve. Il sombrait dans une poursuite frénétique il suivait le bout d’un fil qui s’éloignait de plus en plus de lui comme un désir inachevé, et par ironie se retrouva piéger dans un cycle vicieux qui le mena de question à une autre, du raisonnement dit logique, aux idées sataniques, jusqu’à l’enfer raisonnable , palpable, et réel , d’une
Vie pleine d’érosion
De tord du destin
Et d’amour propre de soi

Fréquemment, il pense être un objet léger et faible, qui se faufile d’un nœud à un autre, les lignant entre eux autour de lui afin de se crée son monde, son univers selon ses propres règles est sa propre imagination. Mais jamais un jour il n’avait oublié qu’il était un être qui cherche à avoir.
Seul, dans une chambre sans fenêtre et une porte clouée. Les trois tiers de temps il était allongé sur un lit moisi, il avait peur, de se lever et de voir se qu’il est devenu dans le miroir, là, ou il se voit ou il découvre à chaque fois une nouvelle personne qui vint interrompre sans équilibre psychique. Tel une arme qui guettait son hombre, tel un regard cherchant à pénétrer son âme. Il éprouvait un sentiment de haine envers soi, et envers la vie. Qui suis-je ? Où suis-je ? Depuis quand suis ici ? Est-ce ma destinée, une erreur de dieu, ou résultat de faits ?

Chaque jour un homme ouvrait la porte, mettait de la nourriture par terre et approvisionnait un saut rouillé en eau, puis s’approchait du lit afin d’injecter une seringue dans son corps,  gris rosâtre qui n’en peut plus. Pendant ce temps, Il rêvait d’un pâle rayon de soleil, qui venait lui chatouiller le visage, le réchauffant agréablement. Se retournait, et battait vainement l’air de sa main comme pour y chasser un intrus inexistant, un moustique imaginaire.
« Ils étaient condamnés, pour un crime inconnu, à un emprisonnement inimaginable. Et alors que les uns continuaient leur petite vie et s'adaptaient à la claustration, pour d'autres, au contraire, leur seule idée fut dès lors de s'évader de cette prison. » Albert CAMUS, la Peste, citation qui fut la seule chose qui le liait à la vie. L’espoir de fuir et de retrouver une vie normal, l’envie  de tourner la page, et de déchirer la précédente écrite par ses larmes et par le sang de ses blessures.


Il était dans la chambre 454 des 1000 de l’asile, endroit ou on met les supposer fou d’une société qui en vérité sombrait de plus en plus dans une folie collective voulue et recherchée. Ainsi il était exilé, car jamais il ne s’était résigné à l’idée de perdre sa raison volontairement, d’appliquer la loi votée et approuvée par son entourage. Les gens finirent par se rendre compte qu’au fur et à mesure ou l’Humain devient intelligent, et acquiert du savoir et de l’expérience, le monde sombrait dans de terribles catastrophes : des guerres inutiles, des phénomènes vivants, un déséquilibre naturel … On les appelait les 1000 maudits les individus les plus intelligents et brillants de la société des historiens, des philosophes, des gens de littératures, des savants, des politiciens, ainsi que des fondateurs d’idiologies.
Dans la 454 était un des philosophes les plus avisés de l’époque, il parlait de l’origine du monde ? Depuis quand existe-t-il ? Sa théorie était simple mais rejetée et marginalisée dans une société qui aspire à normaliser ses choix et ses croyances.

Il parlait prudemment en cherchant à lire les traits de leurs visages, pour connaître leurs réactions :
« ‘’ Rien ne se crée rien ne se perd, tout se transforme ‘’ L.A. LAVOISIER, ainsi le monde n’a pas pu être crée par dieu, car, rien ne se crée et même si c’est vrai, même s’il y’a un dieu qui a crée l’univers, alors qui l’a crée lui et qu’elle est son origine. Ce que nous sommes n’est qu’une évolution de la matière, une suite de réaction chimiques dont le disfonctionnement mène à la mort d’un être et à l’avènement d’un autre, ce qui pousse à dire qu’on réalité l’Humain est tout simplement une infinité de molécules et d’atomes formant un tout, et agissent entre eux en parfaite harmonie et cohabitation. Reste à connaître l’origine de la matière, bien que cela puisse vous paraître insensé, l’origine autant que tel est une notion de domaine, ça veut dire qu’on ne parle d’origine, ou, de fin que lorsqu’on se situe sur l’axe de temps, ce n’est pas un raisonnement erroné mais il tient pas compte des autres dimensions de la vie , et, surtout de l’infini qui n’a pas de limite ni d’horizon, pourquoi cherche t’on à trouver le commencement dans l’infini sachant que l’infini rejette la notion de début et de fin. La vie est un chemin infini forgé par notre raisonnement et par le fruit de l’évolution et de la transformation de la matière ».


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Publié dans Fiction

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